L’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon se penche sur l’avenir de l’Afrique

Fidèle à l’esprit de Gaston Berger[1], l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon (INSA) développe régulièrement une approche prospective[2] pour éclairer ses choix d’orientations stratégiques.

Fin 2025, la question de la stratégie globale de collaboration avec l’Afrique est apparue comme un sujet primordial en raison des contraintes et des opportunités d’évolution que va connaitre et représenter ce continent dans les années à venir.

L’INSA de Lyon a donc engagé une démarche de réflexion collective associant des représentants d’universités africaines, de jeunes entrepreneurs, des acteurs de la coopération franco-africaine et des personnels internes pour réfléchir ensemble à la question des paramètres qui pourraient influencer les évolutions de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en ingénierie à l’horizon 2050 en Afrique et en tirer les conséquences en matière de partenariats pour l’INSA de Lyon.

Les participants se sont réunis sur deux sessions distinctes qui ont permis d’identifier des variables clés qui influenceront indéniablement l’enseignement supérieur et la recherche en Afrique dans les prochaines décennies.

Ainsi, 11 variables ont émergé, chacune analysées selon 3 scénarios d’évolution :

  • Gouvernance institutionnelle et régulation
  • Partenariats internationaux et dépendance extérieure
  • Démographie et massification de l’enseignement supérieur
  • Financement et modèles économiques des acteurs publics de l’enseignement supérieur et de l recherche
  • Marché du travail, métiers et compétences
  • Décolonisation du savoir et place des savoirs endogènes
  • Infrastructures matérielles et équipements
  • Conditions de vie et d’apprentissage des étudiants
  • Corps enseignant, offre de formation, méthodes de formation et ingénierie pédagogique
  • Capacité de recherche et production scientifique
  • Innovation et entrepreneuriat

Ce travail va permettre à l’INSA d’orienter ses collaborations futures de façon mieux prendre en compte les évolutions possibles de ses futurs partenaires africains pour forer les ingénieurs de demain.

Les résultats de ces travaux sont disponibles auprès de Pascale Gibert, Directrice de l’Institut Gaston Berger[3] du groupe INSA.

Pascale Gibert <Pascale.Gibert@insa-lyon.fr>


[1] Pour plus de renseignements sur ce grand philosophe, voir par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Berger. Rappelons qu’il est à l’origine de la création des Instituts nationaux des sciences appliquées.

[2] La prospective est une démarche de réflexion sur l’avenir développée par Gaston Berger. Il s’agit d’une approche rationnelle et holistique consistant à explorer les futurs possibles pour mieux comprendre les changements à venir tout en aidant à la prise de décisions dans le présent. La prospective n’essaie pas de deviner ce qui arrivera mais cherche à imaginer plusieurs scénarios futurs plausibles sur la base de données disponibles, qu’il s’agisse de tendances lourdes, d’états des lieux, ou encore de phénomènes émergents. La prospective s’appuie également sur un ensemble d’intuitions liées aux signaux faibles, analyses rétrospectives ainsi que sur la mémoire du passé humain et écologique. L’objectif de la prospective est de connaître, de comprendre et d’anticiper, avant de décider.

[3] Voir https://institut-gaston-berger.insa-lyon.fr/fr

USF AWB